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Formation Animacoop

animer un projet coopératif

Languedoc-Roussillon - printemps 2011

Cooperari Melior pluribus


Et oui la coopération en latin ce n'est pas très facile, mais même en français cela ne l'est pas beaucoup plus ! Transmettre la coopération c'est un art qui ne s'improvise pas. Cela suppose de bien prendre en compte les enjeux et les problématiques et de mettre en place tout un panel de méthodes et d'outils adaptés pour inciter le plus grand nombre à participer.

Enjeux et problématiques de la transmission de la coopération


"Tout est à réformer et à transformer. Mais tout a déjà commencé sans qu'on le sache encore. Des myriades d'initiatives fleurissent un peu partout sur la planète. Certes, elles sont souvent ignorées, mais chacune, sur sa voie apporte reliance et conscience. Travaillons à diagnostiquer, à transformer. Travaillons à relier, toujours relier !" Edgar Morin, La Voie


Pourquoi coopérer ?

Mise en commun : On peut avoir besoin de coopérer parce qu'on veut souder une équipe ou plusieurs acteurs dispersés géographiquement qui partagent un projet commun. Comme c'est le cas pour le Réseau Messicole (voir témoignage), la rencontre occasionnelle en présentiel n’apparaît pas suffisante pour créer une dynamique coopérative et la survie du réseau peut parfois même être en jeu si une dynamique coopérative n'est pas mise en place et partagée par les membres.

Approche actuelle de la coopération
: Si la coopération a toujours existé, la coopération aujourd'hui, surtout si elle s'appuie sur les nouvelles technologies relationnelles, est une nouvelle approche qui permet de dépasser les limites des organisations hiérarchiques et de mobiliser un grand nombre de personnes sur des intérêts partagés. On le voit bien avec des réseaux comme Wikipédia ou Tela Botanica, pour ne citer que des grands réseaux coopératifs bien connus. Reste que ce n'est pas dans notre culture commune de coopérer, culture qui reste marquée par l'influence des cultures hiérarchiques bureaucratiques et managériales.

Un nouveau mode d'agir : Tout d'abord pas de coopération sans une perspective commune, des besoins identifiés, une pertinence par rapport au public auquel il s'adresse. Cela suppose une vision commune, une structuration commune du projet et des intérêts partagés. Si ces aspects sont communs à toute conduite de projet, ces autres aspects révèlent un nouveau mode d'agir : donner envie de participer, créer de l'abondance, être dans une logique d'attention plus que d'intention, reconnaître le rôle clé (mais attention pas trop) de l'animateur...

Résolution des tensions
: la coopération peut être une ardente obligation pour un groupe. Mais reste qu'on coopère entre humains, tributaires de leurs émotions et passions, et qui peuvent avoir des intérêts divergents pas forcément avoués. Derrière la coopération peuvent se profiler des enjeux de pouvoir, des peurs cachées de perdre du pouvoir, de ne plus être reconnus, de ne pas savoir utiliser les outils.

Difficulté d'accès des outils
: l'appropriation des outils de la coopération ne va pas de soit. Dans l'histoire de l'informatique des organisations, combien de systèmes informatiques lourds et inopérants, d'outils inutilisés..., si les outils du web 2.0 passent pour être faciles d'accès pour tout un chacun, reste que cela reste souvent encore affaire de bricoleurs, sinon d'experts du numérique. Aussi, cela suppose un minimum d'acculturation, sans oublier qu'il y aura toujours une part de rébarbatifs, voire certains publics exclus du numérique.

Une nouvelle culture : Si le passage d'un mode d'organisationnel à l'autre est toujours une difficulté et nécessite d'aménager des temps d'adaptation (la fameuse culture du changement), en matière de coopération il s'agit de transmettre un autre mode de fonctionnement, un autre paradigme de l'action, une autre culture. Ce n'est pas évident, mais pour nous, stagiaires à Outils Réseaux, nous pouvons témoigner que l'enjeu en vaut la chandelle et que quand on a goûté à la coopération on n'a plus envie de revenir en arrière. Encore faut-il faire ses premiers pas dans la coopération, tant individuellement que collectivement, et une fois qu'on a démarré, renforcer la coopération pour en maîtriser les arcanes.

Enjeux et problématiques de la transmission de la coopération


Témoignages des stagiaires

Témoignage d'Elodie


1 - Ma problématique concrète de transmission de la coopération dans mon réseau
Nous utilisons pour le moment assez peu d'outils informatiques favorisant la coopération à distance; pourtant, les adhérents étant éparpillés sur le territoire gardois, avec des agendas bien chargés, développer leurs usages pourrait être intéressant.

2 - Les enjeux liés à cette problématique
Des échanges d'informations, de pratiques, de points de vue sur le contexte actuel ont lieu régulièrement dans le cadre des rencontres physiques organisées par le Collectif. Entre ces rencontres, des échanges ponctuels ont lieu entre ceux qui ont développé des affinités entre eux; il serait intéressant de les développer.

3 - Les difficultés à résoudre
Même si, en tant qu'animatrice, la formation Animacoop me donne une visibilité sur les outils existants et leurs usages; la transmission aux membres du réseau ne va pas de soi.

4 - Vos pistes de travail pour y arriver
  • Commencer petit !
  • Prévoir des courts temps de formation en début/fin de rencontre
  • M'appuyer sur une association partenaire pour proposer un accompagnement-action à partir d'un projet concret

5 - Techniques d'animation et méthodes pressenties
Mettre en place un Wiki, avec des espaces individuel pour chaque structure, en proposant aux équipes salariées d'alimenter leur espace elles-mêmes. Proposer un appui technique pour faciliter appropriation de l'outil.

6 - Outils choisis
  • Préparation collectives des réunions via Skype/Flashmeeting, avec Etherpad
  • Utiliser Freeplane pour la prise de notes en réunion
  • Wiki avec pages wiki pour chaque structure adhérente

7- autres trucs et astuces

Témoignage de Fred


1 - Ma problématique concrète de transmission de la coopération dans mon réseau
Le réseau messicoles a 4 ans d'existence et son animation est réalisée par un formateur de Supagro Florac.
Pour l'instant cette animation est à 80 % du type planification du travail de production (délai, financement, conventionnement avec des structures) et cela fonctionne bien. Les 20 % restant sont de l'animation qui vise à organiser et favoriser les échanges en présence (regroupement de personnes une fois par an) et liste de discussion.

2 - Les enjeux liés à cette problématique
Si les financements publics du réseau se terminent, il y a très peu de chance que l'animation du réseau soit reprise par une personne ou une structure. C'est donc la survie du réseau qui peut être en jeu si une dynamique coopérative n'est pas mise en place et partagée par les membres.

3 - Les difficultés à résoudre
  • Il y a un regroupement par an qui rassemble une quinzaine de personnes seulement, c'est donc difficile de vivre en présence une expérience de collaboration.
  • Le réseau messicoles peut sembler faire double emploi avec des programmes nationaux dans lequel les gens les plus moteurs du réseau travaillent.
  • L'appropriation de l'outil wiki par les membres ne s'est pas faite (pour l'instant que via la page perso des membres et encore de manière inégale).

4 - Vos pistes de travail pour y arriver
  • Modifier le wiki et la structuration de l'information pour permettre une appropriation plus facile de ce CMS
  • Mieux accompagner les nouveaux arrivants par un contact téléphonique plus complet. (vu le nombre cela semble gérable)

5 -Techniques d'animation et méthodes présentis
  • Utilisation de l'outil bazar pour que les membres puissent gérer leur profil de présentation et participer au site via la rubriques "actus" et la rubrique "bibliographie"
  • Réaliser des capsules de formation vidéo propres au remplissage de certaines rubriques : Skype ?
  • Proposer des mini-formations à distance et synchrone à la clé aux membres du réseau
  • Réinterroger les membres sur les objectifs du réseau au regard de l'évolution des programmes nationaux : Google formulaire ?
  • Valoriser les participations (renforcement positif)

6 - Outils choisis
  • yeswiki
  • yahoo groupes

7- Autres trucs et astuces
  • Payer les personnes d'outils-réseaux pour qu'ils le fassent super bien.

Témoignage de Marie


1 - Ma problématique concrète de transmission de la coopération dans mon réseau
Le réseau collaboratif Tela Botanica compte aujourd’hui plus de 14000 membres, difficile de réunir tout le monde ailleurs que sur Internet ! Parce qu’ils nous semblent important que le réseau puisse également vivre à travers des échanges physiques et plus conviviaux, nous nous interrogeons sur la mise en place d’un réseau de relais locaux. Formés aux outils du réseau et au travail collaboratif, ces relais pourraient accompagner localement les initiatives du territoire et valoriser ces initiatives.

2 - Les enjeux liés à cette problématique
Transmettre le savoir sur les plantes
Développer des ressources pédagogiques pour diffuser le savoir et les connaissances sur les plantes vers tous les publics : jeune, débutant, amateur. Créer des formations de formateurs.

Créer des lieux d'échanges de compétences
Favoriser les dynamiques locales en offrant des lieux d’échange et de mutualisation, encourager et promouvoir l'utilisation des outils naturalistes en ligne.

3 - Les difficultés à résoudre
  • favoriser l'implication des membres du réseau en amont pour élaborer collectivement le projet
  • trouver une bonne articulation locale. Complémentarité entre une logique d'individus (Tela Botanica) et une logique de structures (associations locales)
  • trouver un modèle économique

4 - Vos pistes de travail pour y arriver
  • Inviter les membres du réseau à s'exprimer sur le sujet.
  • En fonction de l’intérêt des membres pour ce projet, un espace collaboratif numérique pourra être mis en place.

5 -Techniques d'animation et méthodes présentis
  • Impliquer plutôt que mobiliser les membres du réseau. Proposer aux membres du réseau de réfléchir ensemble à la façon de mener ce projet.
  • Créer de la conscience collective (reprendre des idées simples). Par exemple, envoyer ponctuellement un message sur les forums du type "la phrase coopérative du jour", créer un livre d'or

6 - Outils choisis

Autres outils qui pourraient être développées en fonction de l'intérêt des membres :
  • Création d'un mindmap partagé à compléter.
  • Création un argumentaire pour transmettre la coopération

7- Autres trucs et astuces
  • garder une logique d'attention plutôt que d'intention
  • commencer petit

Témoignage de Pierre

1 - Problématique concrète de transmission de la coopération dans mon réseau
  • le collectif Argo est débutant, aux intercommunications peu ou pas définies, aux composantes différentes quant aux pratiques professionnelles et expériences (bénévolat ou professionnalisme, débutant ou confirmé, peu ou très communicant). Constitué de cinq petites associations (de une à cinq personnes actives dans chacune), sur cinq villages d'un même territoire, le démarrage du collectif s'est fait sur une nécessité de mise en commun de moyens et une complémentarité de compétences, sans structuration préalable quand au fonctionnement. Le réseau du collectif repose sur une agglomération de réseaux propres à chaque association, parfois en redondance pour le publique extérieur ou en contradiction pour le fonctionnement interne.

2 - Enjeux liés à cette problématique
  • formaliser une cohésion et faire apparaître une identité de groupe,
  • concevoir des actions culturelles locales avec partenariat institutionnel,
  • répondre aux appels des collectivités en animation culturelle et sociale
  • respecter les actions individuelles (de chaque association) en gardant l'esprit et l'envie du groupe (collectif)

3 - Difficultés à résoudre
  • trouver le temps de mettre à plat les pratiques propres à chaque association,
  • reconnaître ou élaborer un fonctionnement personnalisé et non contradictoire,
  • adapter les communications au sein du collectif,
  • définir les actions et les tâches, envisager les outils et méthodes adaptés
  • utiliser des outils adaptés (multiplicité des outils > engouement et déception > utilisation partielle > inefficacité)

4 - Pistes de travail pour y arriver
  • questionner les membres pour connaître les attentes et percevoir les blocages,
  • augmenter les échanges inter associatifs pour faciliter le connaissance respective,
  • proposer une forme d'organisation souple et solide dans la répartition des tâches

5 - Techniques d'animation et méthodes préssentis
  • questionnaire ouvert à chaque asso, libre expression sur le projet même :
    • "comment ressentez vous l'intérêt du travail initié par un membre, sur la communication du collectif ?
      • que mettez vous en préalable à cette réussite ?"
  • questionnaire fermé : liste de points à cocher permettant de connaître les fonctionnement de chacune des asso,
  • embauche d'une mi-temps en pivot du collectif,
  • publication des résultats, recherches et propositions de chacun,
  • proposition d'un canevas organisationnel et un calendrier d'élaboration.

6 - 0utils choisis
  • mail et liste de diffusion (questionnement, résultats, invitations et propositions)
  • yeswiki pour réunir en publication le collectif, le faire apparaître et l'ouvrir en commentaires et inter activité,
  • etherpad et cartes heuristiques, petits à petits

7 - Autres trucs et astuces
  • passer physiquement voir les uns et les autres, sinon téléphoner (privilégier le proximal au distal)
  • faire un repas, un apéro, une sortie ou balade pour renforcé la sympathie,
  • ne pas aller trop vite, laisser émerger plutôt que projeter.




Outils et méthodes pour transmettre la coopération

Démarrer le réseau

On ne peut pas toujours savoir à quel moment démarre le réseau, mais il est indispensable que la mayonnaise prenne !

Quelques moyens :
  • * commencer petit
  • * dédramatiser l'échec éventuel du projet
  • * expérimenter
  • * introduire des pratiques coopératives pour quelques acteurs "locomotives" du réseau
  • * commencer à coopérer en interne
  • * préparation collective des réunions (skype ou flash meeting)
  • * faire vivre des petites expériences irréversibles de coopération via des outils informatiques

Exemple :

- utilisation du questionnaire intelligence collective http://ic.fing.org/news/comprendre-par-vous-meme-ce-qui-se-passe-dans-un-groupe
dans un groupe existant ou il n'y a pas forcement de dynamique de coopération, mettre en place le questionnaire permets de faire emerger les besoins, les interactions dans le groupe. De prendre du recul, et c'est aussi un outil d'évaluation.

Exemple :
Dans un collectif d'artistes indépendants non formalisé, suite au départ d'une personne, le questionnaire a été proposé à tout le monde pour une prise de conscience. Suite aux réponses, une réunion a été faite qui a permis de soulever les problemes du groupe , et les envies. Grace a ça, la personne est revenue. La Coopération est reconnue et comprise.

Se connaître

Que le réseau existe déjà, ou qu'il soit complètement nouveau, une des bases de la coopération repose sur une bonne connaissance des personnes entre elles ou au moins une bonne identification de chacun des membres.

Quelques moyens :
  • * se présenter chacun avec ses expériences, ses compétences et ses attentes (tour de table, puis écrire et laisser accessible)
  • * interroger les membres d'un réseau sur ses objectifs et projets
  • * favoriser les échanges à distances pour un réseau territorial
  • * harmoniser les moyens de transmission, écriture, lecture, et paramétrer des outils simples (liste mail, skype, etherpad, page wiki)
  • * créer des pages de présentation pour chaque structure adhérente d'un réseau (wiki)
  • * réaliser une cartographie des membres (google, cms)

Exemples :
  • * la fiche stagiaire sur le site d'animacoop
  • * la première réunion flashmeeting du groupe de codéveloppement


Créer le noyau dur du projet

Construire une culture commune sur le projet : valeurs, problématiques, définitions partagés, objectifs communs entre les parties prenantes (publics, équipe, partenaires).

Quelques moyens :
  • * travailler sur la définition par chacun du projet commun (avoir différents visions du même projet)
  • * s'entendre sur les objectifs et perspectives du groupe, en résumer les grandes lignes.
  • * en faisant ressortir les points communs.
  • * s'appuyer sur le passé commun et sur ce qui a déjà été produit, cela de façon dynamique/évolutive pour ne pas figer le projet initial
  • * identifier les fonctions clés du projet et s'assurer que ces fonctions sont "remplies" en valorisant chacun des parties prenantes
  • * créer de la conscience collective autour de la coopération
  • * proposer des ateliers thématiques
  • * organiser des rencontres conviales, informelles,
  • * utiliser des outils de visibilité à distance et en présence, par exemple faire une carte heuristique de visualisation.
  • * se poser de temps en temps les questions : qui gagne ? qu'est-ce que j'y gagne, ce que les autres gagnent ? à qui profite le projet ? le réseau ?
  • * ne pas nier les statuts (bénévoles/salariés ...) ou les rôles (directeur ...) de chacun mais ne pas non plus les mettre en valeur. Traiter chaque participant de façon égalitaire et considérer que chacun a quelque chose à apporter au collectif.

Exemple : le sous-groupe de co-développement de projet As de Cœur souligne les incompréhensions qui peuvent naître au sein d'un groupe. "Nous ne comprenons pas tous les mêmes choses". Aussi y-a-t'il le besoin de bien définir les mots ensemble, quitte à dire une idée de deux ou trois façons différentes. La reformulation fréquente est essentielle entre partenaires qui se connaissent peu afin de définir le projet avec d'autres mots (objet social, humain, convictions, arguments). Le regard extérieur (la critique qui va avec) est primordiale pour une appréciation globale du projet et pour faire ressortir les caractéristiques même du projet. Le groupe pousse l'exposant à aller plus loin, à dépasser ses blocages. La phase de rodage est inévitable, c'est à considérer.

Créer de l'abondance

Avancer doucement, se donner le temps, laisser de la part à l'imprévisible, laisser émerger des lignes directrices, en suscitant le maximum de contacts et en ouvrant au maximum par la création multiple de contenus. Renoncer à l'idée de faire un profit immédiat (par exemple un emploi)

Quelques moyens :
  • * mettre en place une veille
  • * créer du bien accessible
  • * communication et socialisation de ses propres ressources
  • * rendre visible les projets et idées du passé (historique)
  • * rendre visibles les projets et échanges en cours (présent)
  • * renvoyer la synthèse
  • * tester sur des mini-projets
  • * éditer des fiches de lectures
  • * communiquer sur "sa spécialité", expertise (ex territoire et TIC)

Une limite à l’abondance : Mettre les contenus diffusés en « Créative common » pour permettre une large diffusion de l’information et des méthodes utilisées tout en préservant d’une appropriation abusive du contenu par certains membres peu scrupuleux.

Exemples :
Réseau d'insersion d'activité économique du Gard
- Apprendre à pêcher : Former les futurs coopérants pour utiliser les outils appropriés
- Présentiel : Echange en présence, climat de confiance, ouverture conviviale

Projet « Le Famillien », projet d’innovation sociale et numérique autour des questions de famille, parentalité, éducation dans la diversité culturelle, expérimenté sur plusieurs territoires à Creil, Paris/Belleville, Sarcelles et Montmorancy avec l’association d’insertion « Passerelle ».
- diffusion aux personnes contactées pendant la phase de diagnostic, une synthèse des entretiens et des problématiques soulevées lors des entretiens,
- utiliser les outils de diffusion (wiki, blog collaboratif, forum…) proposés par le Laboratoire de Recherche Action (LISRA) pour mettre à disposition des acteurs des informations les informations, les problématiques, l’état des réflexions
- communiquer sur la boîte à outil de la collaboration proposée par « Outils réseaux »
- la question de protéger le contenu par une licence « Créative common » est posée pour favoriser une éthique commune et donner un cadre à l’abondance.



Passer d'une logique d'intention à une logique d'attention

Piloter plutôt en attention et trouver un équilibre entre intention et attention. En laissant émerger les besoins, créer la confiance, impliquer plus que mobiliser, lever les contraintes en créant des outils simples et diminuer le seuil d'implication. L'animateur a évidemment un rôle clé.

Quelques moyens :
  • * être source de propositions (ex: proposer un éventail de choses à faire pour motiver les animateurs locaux),
  • * valoriser le rôle, l'action des participants
  • * revenir à l'échelle locale mais aussi à l'échelle humaine grâce à des rencontres physiques
  • * prendre conscience que l'animateur peut être lui-même un frein ("le frein c'est peut-être moi !") et se repositionner ("j'en avais pas vraiment conscience").
  • * transmettre du savoir-faire des anciens vers nouveaux arrivés
  • * créer du lien, recenser des besoins, susciter des échanges, de la mise en projet

Exemple :
Dans le cadre de la rédaction de la newsletters animacoop LR 2011 :
  •  le fait de citer tous les acteurs ayant participé (indépendament de leur niveau d'implication) et de remercier au fur et à mesure des contributions via la liste de discussion valorise le rôle de chacun,

  •  les temps de regroupement physique sont primordiaux pour relancer une dynamique commune et s'organiser : la preuve en est pour finaliser cet article,

  •  la publication des articles sur le net est une forme de transmission de ce que nous avons appris.

Pour les membres du réseau messicoles, la mise en place d'un formulaire de présentation simple (avec l'outil Bazar) doit faciliter le premier pas dans la vie du réseau.


L'appropriation des outils

"Même si la formation Animacoop me donne une visibilité sur les outils existants et leurs usages ; la transmission aux membres du réseau ne va pas de soi" indique Elodie, animatrice du réseau... Aussi, faut-il commencer petit, utiliser des outils existants parmi les plus simples, et ajouter des nouveaux outils au fur et à mesure que les participants se les approprients.
Parmi les pistes : prévoir des courts temps de formation en début ou fin de rencontre. Une des solutions est de s'appuyer sur une association partenaire (Solidarnet) qui propose un accompagnement. Certains outils, faciles d'accès apparaissent particulièrement aisés pour démarrer.
C'est une pratique progressive et régulière des nouveaux outils qui permet de se familiariser avec leur usage et de profiter de leur avantages.


Outils de visibilité, outils de démarrage et méthodes :
  • * créer une base de données avec google doc : questionnaire
  • * carte de ses partenaires
  • * recherche de partenaires
  • * mini-formations aux TIC
  • * partager des ressources
  • * se synchroniser
  • * écrire un document collectivement
  • * diffuser de l'info
  • * enseigner, former à distance
  • * augmenter la production coopérative d'un réseau (ex : sur les plantes messicoles) avec l'utilisation d'un cms pour permettre à chacun simplement de mettre en ligne des actualités et de la bibliographie (yeswiki et tools bazar)
  • * réfléchir ensemble et rendre visibles les cogitations
  • * collecter des données et des infos collectivement
  • * initier le débat en proposant un sondage sur les objectifs et projets initiaux du réseau (google formulaire)
  • * prolonger le débat sur une liste de discussion (yahoo groupes)
  • * publier de temps en temps sur les forums "la phrase collaborative du jour" et compiler le tout dans un livre d'or


Exemple :
L'outil ETHERPAD

Décrire l'outil :
C'est un outil de prise de notes (texte) commun, qu'on ouvre sur Internet et accessible à distance par une même adresse : http://ietherpad.com.
Chacun s'identifie pour que son écriture soit reconnue par une couleur, ce qui évite la confusion.
A tour de rôle, chacun rédige ; on peut corriger ou modifier l'écrit collectif en direct.
Un micro-tchat est ouvert en dehors du document et permet d'échanger en parallèle.

Se l'approprier :
On recommande de définir avant la rédaction un mode de fonctionnement; par exemple : l'un rédige/l'autre corrige, l'un donne une idée générale/ l'autre développe... C'est en pratiquant et en fonction des co-écrivants, que le mode de fonctionnement le plus adapté peut être trouvé. On peut recommander d'ouvrir une conférence Skype simultanée, pour avoir son et texte pour échanger.

Utilisations possibles:
Prise de notes pendant une réunion Flashmeeting
Elaboration commune d'un article


Et pour conclure, voici les véritables pépites du cœur :

  • * montrer de l'unique et de l'universel dans chaque démarche (projet)
  • * passer du concept au concret
  • * habiller sa théorie, la rendre tangible
  • * habiter ses compétences

  • Co-signé : le groupe As de Cœur

Catalogue détaillé des outils et méthodes

[mm]

Références bibliographiques et liens






Partage d'expériences

Expérience de Marie
quelques retours sur l'outil Timetoast que j'ai utilisé pour le projet
"relais local Tela" que vous pouvez consulter ici :
http://www.tela-botanica.org/actu/article4402.html
- prise en main facile (même pas besoin de lire le mode d'emploi :)),
assez rapide à faire
- pas complètement convaincu par le rendu : visuellement c'est sympa mais
assez difficile à lire finalement. (mais bon c'est peut-être moi qui ne
l'ai pas très bien fait non plus...)
- pas de distinction possible avec des couleurs, pas de barre d'outils
(gras, italiques...) : tous les événements sont au même niveau. du coup,
j'ai essayé d'utiliser l'image pour distinguer les actions mais bon...
c'est aussi l'occasion de vous donner quelques news de mon projet qui
rejoint d'ailleurs la dynamqiue "transmettre la coopération".
j'ai fait une actu pour essayer de lancer la dynamique au sein du réseau
tela (est ce que mai est la bonne période pour les botanistes? mmhh..), on
va voir ce que ça donne...
comme une gentille disciple, j'ai essayé de reprendre les idées de gourou
cornu : impliquer plutôt que mobiliser, ouvrir largement le projet,
commencer petit (juste le micro-blog), abaisser le seuil de passage à
l'acte (que pensez-vous de la création d'un réseau de relais ? plutôt que
voulez-vous devenir relais ?).
si vous avez des critiques ou améliorations avant diffusion, ça m'intéresse!.


Expérience de Cécile
pour rappel :
école de voile des Glénans à Marseillan
volonté de créer un espace d'échange accessible à tous (moniteur, stagiaires, bénévoles ...) pour compléter les temps en présence que constituent les stages de voile

les Glénans est une association nationale (voire internationale), qui comprend 5 bases nautiques en France (Paimpol, Vannes, Concarneau, Bonifacio et Marseillan) et 2 en Irlande (ainsi que d'autres partenariats en Italie, Croatie ...).
au départ je voulais monter le projet sur la base de Marseillan (bassin de thau) : bénévole depuis quelque temps là-bas et proche de l'équipe de salarié, cela me semblait plus facile.
de part les apports de notre formation je me suis très vite emballée pour le projet mais j'ai aussi vite vu que ça créait un décalage avec les gens avec qui je voulais monter ce projet : il fallait laisser le temps à tous les acteurs d'intégrer les outils, les principe coopératifs ...
et puis il y a du avoir un déclic puisque l'information est remontée jusqu'à Paris (le siège de l'asso). Super ! le constat est partagé, les besoins sont reconnus ...
mais cette fois-ci la grosse machine nationale s'emballe : il faut lancer un projet commun pour toutes les bases ... et l'informaticien de Paris reprend un peu le projet à sa sauce (et avec bcp moins de coopération)
et le projet plus local est bloqué

voili, voilou, il faut donc recommencer à convaincre ...

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