"Entretenir une dynamique coopérative"

Partie 2 : La veille informative


Fertiliser la vie d’un réseau par une veille informative
Au delà des rencontres entre les membres, la vie d'un réseau se fertilise avec l'échange et la circulation d'informations en son sein, se nourrissant de ce que lui apportent chacune des personnes qui le constitue. Cela peut se faire de manière passive, mais il en ira autrement mieux si une fois passés les premiers échanges pour mieux se connaître le groupe se rassemble autour d'un travail actif de collecte et de partage d'un savoir commun, ce qui pourrait s'apparenter à de la veille.

Ce qu’on appelle ainsi dans le monde de l'entreprise, représente une activité à part entière de la stratégie d'aide à la décision, permettant d'appréhender par la recherche d'informations les opportunités, les menaces pour le développement (économique le plus souvent, dans le contexte de l'entreprise).

Dans cet article, nous aborderons cette notion de veille uniquement sous la visée informative et documentaire, nécessaire pour nourrir le réseau de connaissances nouvelles. Nous laisserons donc de côté la dimension stratégique, visée principale de la veille.

Deux dynamiques complémentaires : collecter et partager l’information
Pour mettre en place le travail de documentation au sein d'un réseau, il faut au préalable que le groupe se mette d'accord sur un ou des sujets à suivre, fasse un recensement des différents canaux d'information (médias divers, dont Internet) qui seront utilisés.
Collecter collectivement,... le jeu de mot est facile, mais il n'en est pas pour autant vide de sens ! Plus les membres collecteront de l'information, plus le réseau aura de la matière à partager et se constituera un pot commun d'informations. Le partage ne peut donc pas se faire s'il n'y a pas de collecte d'information. A l'inverse, le réseau ne profite pas de l'information si celle-ci n'est pas redistribuée.

Mais partage collectif est-il synonyme de redistribution ? La manière dont nous redistribuons l’information, les associations d’idées, les regroupements, les recoupements auxquels nous procédons sont des éléments complémentaires d’information qui vont au delà de l’information elle-même. Ils permettent d’en apprendre sur ceux qui font le travail de mise en commun. C’est pour cela que nous préférons parler de partage dans ce cas. C’est plus impliquant qu’un simple ré-aiguillage et donne au réseau tout son sens.

Sur Internet, il existe aujourd'hui plusieurs moyens de recevoir et de partager l'information :
  •  Les lettres d'information, ou newsletters, sont des documents qui paraissent à fréquence régulière (mensuelle, bimensuelle, trimestrielle...) et contiennent des informations de fond et des actualités sur un thème particulier ou sur la structure qui les publie. Pour recevoir une newsletter, il faut s'abonner sur le site Internet qui l'édite (gratuit dans la plupart des cas)
  •  Les flux RSS (Really Simple Syndication) sont des fichiers dont le contenu est produit automatiquement (sauf cas exceptionnels) en fonction des mises à jour d’un site Web. Ces flux RSS sont souvent utilisés par les sites d'actualité ou les blogs pour présenter les titres des dernières informations consultables en ligne. L'organisation et la lecture de ces fils d'actualités peut se faire de manière concentrée via un agrégateur (par exemple Netvibes) présenté sous la forme d'une page web.
  •  Twitter est un réseau d'information, alimenté par les membres qui le composent. Ce service permet de suivre en temps réel des conversations entre plusieurs personnes sur des sujets choisis.

Une fois l'information récoltée, il est possible de la partager en réseau à travers le social bookmarking (en français « marque-page social », « navigation sociale » ou « partage de signets »). C'est une façon pour les internautes de stocker, de classer, de chercher et de partager leurs favoris en y attribuant un ou plusieurs mots-clés.
  •  Delicious et Diigo sont deux plateformes qui proposent ce service. Grâce à sa barre d'outil, Diigo propose également la possibilité de commenter et d'ajouter des notes aux favoris.
Pearltrees (l’arbre à perles) propose un autre moyen de partager les sources d'information.
Un peu différent du social bookmarking, la logique de Pearltrees se rapproche plus d'une cartographie de marque-pages veille (assez esthétique de surcroit).
  •  Cet outil permet également d'exporter ses 'arbres à marque-pages' au format RDF (un flux RSS donc) ce qui le rend pratique pour la veille. Son moteur de recherche est utile, bien que le tri dans les résultats demande du temps.

De tels systèmes permettent de pouvoir comprendre comment les autres internautes se saisissent d’un sujet à la fois à travers le choix qu’ils font des mots clefs et d’autre part à travers les modes de présentations de leurs centres d’intérêts. Ces outils renseignent également sur l'ensemble de sujets auxquels un internaute donné s’intéresse et, cerise sur le gâteau, de récupérer les liens de ses sites favoris / flux ressources dans son espace personnel ! Si c’est pas du partage ça ?!


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