Des outils pour coopérer


Utilisés de manière "ouverte", les outils coopératif TIC peuvent faire peur à certains élus, administrateurs d'associations, salarié-e-s, etc. Pour les présenter et les pratiquer, la prudence et beaucoup d’astuces sont nécessaires.

Pourquoi craindre les TIC ?

Les technologies de l'information et de la communication ont parfois mauvaise presse. Les outils sont souvent accusés :
- de déshumaniser les échanges,
- d'être réservés aux seuls initiés
- Le partage des données, leur mise à disposition, représente un risque pour les structures. Cela peut mettre en danger la confidentialité des données internes.
Toutefois, les faits présentent une réalité toute autre.

De l'utilité des TIC

En effet, les études montrent que les personnes les plus connectées sont souvent celles qui ont la vie sociale la plus développée. Le lien social est plutôt renforcé, car on ne remplace pas les moments où l'on se voit mais les moments où l'on ne se voit pas... Usages présentiels et à distance sont clairement complémentaires..

La coopération à distance avec des publics en difficulté vivant dans des pays dits "en voie de développement" fonctionne bien (Expérience des visioconférences de M. Cornu au Mali), alors pourquoi pas ici ?

Aujourd'hui, la valeur n'est plus dans la rareté (protection et propriété des données), elle est dans l'abondance. C'est à dire que le partage des biens non rivaux, comme l'information, génère de la valeur. Par exemple, donner plusieurs réponses au lieu de ne donner que la meilleure.

Quelques pistes

Le fait d'intégrer les TIC par "petites touches", sur des événements existants, et pour les sujets les plus divers permet de dépasser les craintes.
Par exemple, une réunion ou un événement consacrés au sport, au théâtre, à l'éducation populaire, permet d’intégrer "discrètement" un outil coopératif … sans parler des TIC.

Certaines personnes réticentes ou méfiantes pourront se montrer "curieuses" devant un outil appliqué à un usage précis. L'intérêt pour l'utilité, la convivialité ou la rapidité donnée par l'outil peut alors amener les personnes à faire une "petite expérience irréversible de coopération"... Un premier pas vers l'intégration de nouvelles habitudes.

Au départ, le fait d'accepter certains "verrouillages" ou différents niveaux d’autorisation (pages internet gérées par un administrateur, protection des données...) peut rassurer les dirigeants. Cela évite ainsi toute situation de blocage vis à vis de ces outils. Ensuite, lorsque les élus et/ou administrateurs sont pleinement rassurés et prêts, il est possible de passer à l'étape suivante et déverrouiller peut à peut le système pour permettre une plus large participation.


Conclusion


Le monde est devenu complexe, imprévisible. Les structures existantes tentent de s'adapter à leur environnement, grâce aux usages collaboratifs.
Ce grand défi nécessite un changement de culture et de nouvelles pratiques. Le chantier le plus important reste la transformation de notre vision du monde.
Des solutions existent, le tout est de croire que l'on peut y arriver et de ne pas se décourager !


Références pour aller plus loin


  • Incultures ... managériales!
  • LEVY, Pierre. (1997). L’Intelligence collective. Pour une anthropologie du cyberspace. Paris : La Découverte, 245 p
  • VERCAUTEREN D. (2007) Micro-politique des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives - Editions HB - (… fondées par Huguette Bouchardeau ont déposé le bilan en 2008 mais le livre est téléchargeable par chapitre ) ici
  • Voir la note de lecture de Pascal Nicolas-Le Strat lien


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