Coopérer, même en environnement contraint : Les leçons du terrain.
Intro
La méthode du co-développement
La fonction de coordination
Des TIC pour coopérer
Conclusion
Citations
«
La joie dans le travail, le travail dans la joie » Charles FOURIER
«
L’homme est le remède de l’homme » Proverbe wolof
« La tolérance n'est pas une concession que je fais à l'autre, elle est la reconnaissance du principe qu'une partie de la vérité m'échappe. » (Paul Ricoeur)
TEXTE D'ORIGINE
Coopérer malgré tout
Coopérer malgré tout... je trouve le titre trop négatif, "sur la défensive", pas assez pro-actif... Autres propositions de titres (Rémy)
Coopérer : effort et plaisir !
ou
Coopérer ? Travail et plaisir !
ou
Coopérer : creux et reliefs
ou
Coopérer : des leçons du terrain
Le titre est ironique, même s'il n'y parait pas...
p'tite idée de synthèse (Bertrand) Super, j'ai inversé les deux parties
Coopérer, même en environnement contraint: leçons du terrain!
Corbeille source : Argumenter en systèmes contraints
• Accroche du lecteur, chapeau de présentation
• Méthodes
• Outils (TIC et non TIC)
• Expériences.
Argumenter en système contraint ...
Apparemment ce n'est pas facile !
Marie-Pierre
De nombreux réseaux (de) professionnels sont mis en place au sein de structures publiques et de fédérations. Leurs objectifs peuvent être une restructuration interne du travail ou le développement de nouveaux services pour les salariés, les bénévoles ou le public.
Bien que la coopération soit impulsée par une volonté politique, les animateurs de réseaux se sentent parfois isolés face à certains questionnements (l'objectif politique est il réellement axé sur la coopération ou une recentralisation du pouvoir qui ne dit pas son nom ???).
- Comment impulser une dynamique de travail en réseau au sein d'un système hiérarchisé basé sur la planification ?
- Comment mettre en place un fonctionnement collaboratif et coopératif dans des structures où le pouvoir est centralisé ?
- Quelles sont les marges de manœuvre des coordinateurs pour faire évoluer le système en douceur, alors qu'ils n'ont parfois aucun pouvoir décisionnel ?
Nous avons réfléchi ensemble à ces questions brûlantes (qui nous concernent tous).
La méthode utilisée : Les groupes de Co-développement.
Présentation : La constitution de groupes de co-développement permet la résolution de problèmes complexes.
Méthodologie
45 minutes (minimum) par personne :
5’
Présentation des situations
Choix d’une situation problème (la plus riche pour tous)
Présentation de la situation, proposer une question claire
5’
Questions de l’assemblée pour bien comprendre la question
Reformuler la question (j’ai besoin de..., j’attends du groupe que..., mon problème c’est...)
20’
Apports du groupe
5’
Plan d’actions présenté par la personne qui a posé la question
7’
Vécu : retour sur la méthodologie
Restitution
Débuter en présentiel, pour ce type de travaux de coopération en particulier, est nécessaire. Il nécessite une Connaissance / confiance mutuelle et la certitude pour chacun des participants de pouvoir aider et être aidé par le groupe (planification des conférences).
Toutefois, lorsqu'un groupe est déjà constitué, l'intégration d'un nouveau participant peut très bien se dérouler (surtout s'il est introduit par une "instance organisatrice" et qu'il a choisit de travailler avec le groupe en question). Nous avons choisi Flashmeeting pour organiser les reunions à distance (lien outils).
Nous vous proposons donc quelques pistes issues de nos travaux de groupe :
Contribution du groupe codev Laure, Clarisse, Elzbieta, Bertrand, Carole
Les TIC utilisées de manière "ouverte" (systeme coopératif) regroupent tous les ingrédients pour faire peur à certains élus, administrateurs d'associations, etc.
Il parait donc important de ne pas les présenter "en bloc" comme LA bonne méthode, mais plutôt de les intégrer par "petites touches", sur des événements existants, et surtout sur les sujets les plus divers : il n'est pas utile de parler des TIC pour pouvoir intégrer "discrètement" un outil coopératif dans une réunion ou un événement consacré au sport, au théâtre, à l'éducation populaire, etc.
Pour les mêmes raisons : il faudra peut-être accepter de dire oui à certains "verrouillages" (pages internet gérées par un administrateur, protection des données...)qui rassureront les dirigeants, afin de ne pas créer de situations de blocage... A condition toutefois de ne pas perdre de vue l'objectif à atteindre, lorsque élus et/ou administrateurs seront pleinement rassurés et "mûrs" pour passer à l'étape suivante
Les organisations et systèmes contraints sont généralement administrés par des personnes sensibles aux "succes stories", aux expériences "qui en jettent", à tout ce qui peut susciter la réflexion de type "pourquoi pas chez moi ?".
Il ne faudra donc pas hésiter à en user, voire en abuser !...
Intervenants extérieurs, déplacements sur d'autres territoires, ouverture à l'échelle nationale, européenne, mondiale...
Parfois la résistance est telle que seul un argumentaire développé par un "intervenant-star" de la coopération pourra faire bouger les lignes : JM Cornu, M. Brian, etc.
Mais là encore : nécessité de ne pas faire intervenir ces personnes sur la coopération "en tant que telle", mais plutôt d'intégrer leur discours à un événement existant, traitant d'un sujet "voisin" : développement local; techniques de partenariats; fédérer autour d'un objectif; etc...
Idées en +
• Monter le réseau en cachette montrer que ça fonctionne
• Rendre visibles les réseaux parallèles qui complètent souvent les systèmes très pyramidaux (ex ONF)
Intervention de JM Cornu (visioconférence) – Comment impulser de la collaboration en système contraint
Principaux freins :
étapes de validation demandent un temps trop long, le système de navette devient vite laborieux.
CA, administrateurs habitués au système pyramidal, au contrôle.
Crainte des TIC : réservé aux initiés / le web casse les relations humaines / problème de confidentialité des données ( partager des données mises à disposition de tous sur un territoire = risque, alors système informatique = bunker donc problèmes d'accès)
Solutions :
La coopération en système contraint implique un changement culturel. Il faut donc d'abord travailler avec la plannification et la coopération, sans rejeter l'une d'elles. « La tolérance n'est pas une concession que je fais à l'autre, elle est la reconnaissance du principe qu'une partie de la vérité m'échappe. » (Paul Ricoeur)
Exemple de Michel Serres : les 2 chefs complémentaires - 3 approches possibles :
- Composer avec les "2 chefs"
- Etre les "2 chefs en même temps"
- Avancer "caché"... Un peu de technique, approche "consultant", en laissant la place de faire autre chose... Accepter système contraint n'empêche pas de faire avancer une démarche parallèle...
Transformer les problèmes en opportunités : exemple Laure avec départ de membres du réseau. Mobiliser n'est pas possible sans lien hiérarchique, il faut donc que les personnes s'impliquent.. Refléchir sur les motivations et les freins, savoir sur lesquels on peut jouer. Exemple Laurent : proposer à chq fois un nouvel outil pour motiver par l'apprentissage. Baisser le seuil de passage à l'acte pour la participation.
Trouver des exemples qui "ressemblent" à un projet nouveau... sans parler des nouveautés. Le présenter comme qq chose "d'ancien", convaincre par le fait que c'est possible, car comme dit le proverbe danois "On est plus facilement pardonné que l'on a l'autorisation".
Réussir du "karaté mental", en s'aidant également avec les exemples, des bases de données permettant de collecter des "ils l'ont fait c'est possible", des "petites expériences irréversibles de coopération" – Exemple du questionnaire préalable à un colloque qui a donné lieu à l'édition d'un guide. (Laurent)
En systeme contraint il est important de ne pas se sentir seul pour le coordinateur, que ce soit à l'intérieur du groupe et à l'extérieur de la structure : Participer aux Rencontres animateurs de reseaux en 2011 (Outils-Réseaux / Supagro), faire des rencontres flashmeeting avec JM Cornu et les anciens de la promotion de Brest...
Arguments :
TIC réservées aux innitiés ? JM Cornu fait des visioconférences avec des chomeurs maliens
"Anti-Lien social"? Toutes les études montrent que le lien social est plutôt renforcé : On ne remplace pas les moments où l'on se voit mais les moments où l'on ne se voit pas... Les personnes les plus connectées sont souvent celles qui ont la vie sociale la plus développée. Usages présentiels et à distance sont clairement complémentaires..
Le monde est devenu complexe, il faut donc gérer l'imprévisibilité : la solution par l'abondance...
Optimiser ou diversifier ? Pourquoi l'abondance fonctionne ? Exemple : Donner plusieurs réponses au lieu de ne donner que la meilleure.
Aujourd'hui la valeur n'est plus dans la rareté, elle est dans l'abondance : le partage des biens non rivaux génère de la valeur.
Références :
InculturesManageriales Incultures ... managériales!
Micro-politique des groupes (pour une écologie des pratiques collectives) de David Vercauteren - Editions HB - 2007 (les Editions HB fondées par Huguette Bouchardeau ont déposé le bilan en 2008 mais le livre est téléchargeable par chapitre
ici)
Voir la
note de lecture de Pascal Nicolas-Le Strat