Colloque 2.0 : un évènement convivial et participatif


Un colloque 2.0, à l'image du web 2.0 se veut un moment de partage, de convivialité.
Mais au fait la convivialité, c'est quoi, pourquoi la recherche-t-on?

La convivialité, de la gastronomie à la lutte anti-capitaliste en passant par l'informatique!


A table :
La convivialité, c'est un néologisme, créé par Jean Anthelme Brillat-Savarin, qui apparaît dans sa Physiologie du goût (1825) pour désigner « le plaisir de vivre ensemble, de chercher des équilibres nécessaires à établir une bonne communication, un échange sincèrement amical autour d'une table. La convivialité correspond au processus par lequel on développe et assume son rôle de convive, ceci s'associant toujours au partage alimentaire, se superposant à la commensalité. »
--> moralité : un bon colloque 2.0 ne doit pas négliger l'aspect culinaire : un bon buffet, et vos convives seront ravis!

Autonomie et créativité !!!
La « convivialité » au sens d'Ivan Illich (qui a entre autre écrit "La convivialité" (Tools for conviviality, 1973) est l'outil d'une réflexion critique sur une société d'où les citoyens sont absents. Dans cette société, toute action humaine et relation sociale se fait par le biais d'outils. Ces outils ne sont pas neutres et modèlent les rapports sociaux entre les hommes ainsi que le rapport de l'homme au monde.
En grand défenseur du principe d'autonomie (l'Homme doit rester libre de ses choix en toutes circonstances), Illich assène de violentes attaques à un autre « monopole radical » : la voiture. Il dénonce le fait que l'Homme soit à ce point dépendant d'un outil qu'il lui est pratiquement interdit de ne pas utiliser. Face à leur véhicule personnel, de nombreux citoyens sont ainsi passés du statut de maîtrise au statut de servitude. Illich milite pour un changement culturel du rapport Homme–voiture.
Au contraire, l'outil convivial est maîtrisé par l'homme et lui permet de façonner le monde au gré de son intention, de son imagination et de sa créativité. C'est un outil qui rend autonome et qui rend « capable de se charger de sens en chargeant le monde de signes ». C'est donc un outil avec lequel travailler et non un outil qui travaille à la place de l'homme.
--> moralité : les participants, d'un colloque 2.0 digne de ce nom, viendront à pied ou à bicyclette! Autonome et créatifs, les participants ne seraient pas alliénés par les outils qui resteraient des outils aux service de la rencontre et du partage de connaissance et de savoirs.

Côté geek
En informatique la convivialité c'est la qualité d'un logiciel dont l'usage est intuitif ou qui dirige suffisamment son utilisateur pour ne nécessiter ni formation ni mode d'emploi!!
--> moralité : faciliter par la configuration des lieux, les flux d'information la circulation des gens et des idées.

1.0., 2.0, 3.0, c'est parti !

Le Web 2.0 est une évolution du Web vers plus de simplicité (ne nécessitant pas de grandes connaissances techniques ni informatiques pour les utilisateurs) et d'interactivité (permettant à chacun de contribuer sous différentes formes). L'expression « Web 2.0 » désigne l'ensemble des techniques, des fonctionnalités et des usages du World Wide Web qui ont suivi la forme initiale du web1, en particulier les interfaces permettant aux internautes ayant peu de connaissances techniques de s'approprier les nouvelles fonctionnalités du web. Ainsi, les internautes contribuent à l'échange d'informations et peuvent interagir (partager, échanger, etc.) de façon simple, à la fois avec le contenu et la structure des pages, mais aussi entre eux, créant ainsi notamment le Web social2. L'internaute devient, grâce aux outils mis à sa disposition, une personne active sur la toile.
En bref, dans un colloque 2.0 convivial la dimension collaborative est essentielle : il s'agit de permettre aux participants de contribuer à l'organisation, de se sentir acteurs de cet évènement.
Aussi, pour que les participants se sentent impliqués dans un tel événement, il est nécessaire de les concerter bien en amont. En effet, dès la conception du programme, la co-construction de l'évènement est indispensable pour que chacun puisse y retrouver son intérêt et s'y sentir utile.
Ce n'est qu'en laissant une part active à ceux qui le souhaitent que l'on peut construire un moment convivial.

A. Préparer son colloque 2.0 : appliquer la règle des "5 W + H"

  • Pourquoi : les raisons d'un tel colloque
  • Qui : les participants du colloque répartis en organisateurs, contributeurs, intervenants, les experts, les passagers clandestins futurs contributeurs,
  • Quoi : l'action, les faits proprement dits, le contenu ;
  • Quand : la période pendant laquelle se sont déroulés/ou vont se dérouler l'action, les faits ;
  • : le lieu où cela va se produire
  • Comment : la méthode d'organisation, la forme du colloque, et la posture demandée aux participants : "Liberté de propos, bienveillance des uns envers les autres, égalité de tous face à la question humaine" (colloque Dialogues en Humanité)

1/ Tisser la toile des participants pour créer une communauté de contributeurs
Tisser sa toile, construire et élargir son réseau de toutes les bonnes volontés
Une fois le sujet et son périmètre déterminés, (il faut bien une base de travail :-), le(s) primo(s) organisateurs s’attèleront à construire un réseau autour de l'évènement. Dans l'entourage proche (professionnel ou non) il conviendra d'identifier les personnes susceptibles d'être intéressées et de vite communiquer avec elles. En utilisant des outils tels que les réseaux sociaux (mais pas exclusivement, le bouche à oreille a aussi du bon), le cercle peut très vite s'élargir. Il est important de communiquer sur le fait que cet événement est ouvert et que chaque bonne volonté pourra y trouver sa place, que toute idée est la bienvenue, et que même les petites contributions sont primordiales.
  • Nous insisterons sur ce dernier point puisque il est important de rassurer les éventuelles bonnes volontés qui seraient frileuses à s'engager lourdement. En effet, il doit être possible pour quiconque (sauf l'initiateur, le responsable) de se retirer du projet sans le mettre en péril.
Il faut aussi accorder une grande importance à l'intégration des nouveaux. En effet lorsqu'une manifestation est organisée depuis plusieurs années par le même groupe de personnes, celles-ci se créent un "microcosme" qu'il peut être difficile à intégrer pour les bonnes volontés.

2/ Donner aux participants les moyens de s'impliquer
Un des risques de ce type d'évènement est que certains participants ne se sentent pas à leur place. En effet, si une différence de culture, de connaissances, ou de niveau d'expertise est trop important, certains risquent soit de s'y ennuyer, soit de s'y sentir mal à l'aise. Il est donc primordial d'être vigilant à donner des éléments suffisamment explicites en amont pour que les personnes intéressées par cette manifestation sachent à quoi s'attendre. Il peut être opportun de donner des ressources en ligne permettant à tout un chacun de bien cerner le sujet, de s'approprier le vocabulaire et une culture de base commune en amont (cela évite également de passer de trop longs instants à définir chacun des termes utilisés lors des séances de travail). Donner quelques ressources permettra aux participants peu spécialistes de la thématique de se sentir plus à l'aise lors de l'évènement et ils se sentiront enrichis.

3/ Amorcer un travail collaboratif, permettre l'implication
Ces éléments seront le point de départ d'un travail collaboratif, un outil de type wiki peut amorcer une première réflexion, en y agrégeant des éléments de contenu. Il sera ouvert aux questions, commentaires et suggestions, le plus largement possible.
Ce wiki (ou autre outil collaboratif) mis à disposition des bonnes volontés impliquées dans le projet, pourra (devra?) également être le lieu de co-construction du programme. En effet, la convivialité se construit dès la programmation en y impliquant les volontaires, afin qu'ils se sentent réellement écoutés dans la conception de l'évènement. Ils pourront proposer des sujets, des interventions, des ateliers et tout type de mode d'animation (auxquels vous n'aurez probablement pas songé seul). Il se devra d'être ouvert à tous les commentaires afin que des visiteurs même non identifiés puissent être force de propositions par un simple commentaire ou une contribution aussi modeste soit elle. Par exemple, des sondages simplissimes peuvent permettre d'identifier des sujets susceptibles d'intéresser plus fortement que d'autres. Ce type de vote étant très simple et peu chronophage, le nombre de participants peut vite être important. Ce type d'action pourra être relayé par des moyens de communication efficaces pour toucher un nombre important de personnes simplement (exemple twitter, qui grâce à son fonctionnement de proche en proche peut s’avérer très efficace).
Une fois le programme ébauché, et des ressources agrégées (restant cependant évolutifs jusqu'à une date très proche de l'évènement), il convient de permettre d'identifier les futurs participants.

4/ Amorcer la mise en réseau des participants, permettre de faire connaissance
Il peut être aussi opportun de réunir en amont au cours d'une ou plusieurs journées les participants quand la manifestation est organisée pour un collectif territorial de type communauté d'agglomération ou région. Ces journées peuvent être réparties sur 6 mois en amont de la manifestation. Voir par exemple ce qui a été fait sur http://www.festisol.org/spip.php?rubrique45. Des instants collectifs démarraient les journées pour que le groupe se soude, avec par exemple des exercices de type : mimer comment vous imaginez le fonctionnement de ce forum, mimer l'origine du financement des actions collectives. Les gens composent ainsi en quelques minutes et par groupes des tableaux qu'on prend en photo. Voir par exemple ce que cela a donné sur la galerie http://www.festisol.org/spip.php?article53
image festisol
(photos sous licence CC de P.NK1/fokus21)
Dans un deuxième temps de la journée, un travail peut être effectué par thématiques car il est plus simple et plus efficace en général de travailler un programme en petit groupe, quitte à ce que les résultats du groupe soient présentés à l'ensemble en fin de journée. De plus, le travail en groupe, avec utilisation d'un wiki dédié par thématique et une liste de discussion réduite, créé aussi de l'émulation entre les groupes travaillant sur chacune des thématiques, pour peu qu'on communique à tous l'avancée de l'ensemble des travaux.
On peut aussi imaginer des formations sur les outils participatifs, sur les sites de type SPIP, wiki, liste de diffusions, outils collaboratifs. Les participants viennent ainsi dans un premier temps attirés par cette formation gratuite ou apportée par un partenariat.
Il est intéressant de pouvoir publier au fur et à mesure, l'identité des participants afin de créer un annuaire ou un cartographie. Lors de cette inscription on pourra également demander de remplir une fiche descriptive, en leur demandant d'indiquer leur profession, leur provenance géographique (on peut également en fonction de l'évènement, si cela est opportun, demander des renseignement du type organisme, fonction etc...) et même aller jusqu'à demander de se présenter en quelques mots-clés, définir les compétences principales, pourquoi ils participent à ce colloque 2.0, ce qu'ils en attendent, une photo, ce qu'ils aiment et n'aiment pas etc... Il semble important de n'imposer aucun champ obligatoire (sauf les éléments indispensables pour l'inscription), et de donner la possibilité de refuser la publication des renseignements.
Le fait de géoréférencer les participants peut également être intéressant pour délier certaines langues, nous sommes tous un peu chauvin, et retrouver une personne de son village du fin fond du Limousin peut amener certains à discuter :-)
Les éléments recueillis seront publiés en amont de l'évènement, disponibles (affichage par exemple, pourquoi pas avec un QRCode si beaucoup de renseignements) au moment de la manifestation et laissé en ligne quelques temps après le colloque (pour prises de contacts ultérieures).

5/ Trouver un financement pour organiser l'événement
L’œuf ou la poule 2. Plus on a de personnes impliquées, plus on peut se la jouer démerde et petit budget, mais ... c'est quand même bien d'avoir des moyens pour salarier pendant quelques mois avant une ou deux personnes, en fonction de la taille du colloque 2.0 et pour surtout animer tout le travail de préparation.
Des exemples de budgets :
- voir Festisol : bilan financier et questionnaire retour des partenaires et participants
http://www.festisol.org/BILAN_POLYFORUM_FESTISOL_BDEF.pdf
- voir Festi'Fric : Téléchargez la plaquette de présentation du projet : http://www.festifric.org/files/Festifric_V2.pdf
Fixer une date prévisionnelle
C'est l’œuf ou la poule entre le lieu et la date, mais mieux vaut bloquer à l'avance les journées ou au moins un créneau de plusieurs dates, permettant à chacun de bloquer ces journées dans son calendrier six mois à l'avance, ce qui permet aussi de bloquer "des intervenants" majeurs.
Reste aussi à décider si c'est un événement en semaine, ou en week-end, car ce n'est pas le même public qui pourra être présent. Et si une partie de la manifestation est prévue en extérieur, mieux vaut faire cela à la fin du printemps .... avec des risques météo néanmoins non négligeables, surtout dans nos belles régions où quand le mistral souffle, c'est comme la pluie dans d'autres régions : 50% de gens en moins...
6/ Trouver un lieu pour organiser l'événement
Par expérience, à moins d'avoir un lieu à disposition de type Fac, ou Ecole, trouver un lieu permettant d'accueillir une manifestation plus ou moins militante n'est pas toujours facile, surtout si on dispose de peu de moyens pour des locations. Première étape : faire un appel au réseau en précisant les capacités recherchées ( auditorium, amphithéâtre, salle de fêtes)
Les Mairies sont en général assez partantes, et plus la ville est petite, plus ils sont contents de nous accueillir, mais les grandes villes sont mieux desservies en transport en commun... Choisir un Conseil Régional ou une structure institutionnelle, c'est aussi en général se brider dans les possibiltés de programmation car elles sont souvent contraignantes, ne serait-ce qu'en terme de sécurité du lieu.

7/ Penser aux autorisations légales, aux acteurs locaux, et inviter les élus
Faire des demandes de débit de boisson provisoire auprès de la Mairie si un bar est prévu, prévenir le commissariat du coin et les pompiers, en faisant une petite lettre au commissaire ou au Commandant de la Caserne. Cela ne mange pas de pain, et c'est toujours bien d'anticiper ce genre de problème.
Il est aussi plus qu'opportun de mêler les acteurs locaux à la préparation de l'événement, surtout quand on débarque dans un endroit où l'on est pas très connu ou légitime même si on a l'appui politique local. Inviter les structures locales à venir à une réunion de préparation, participer à la fête des associations, impliquer les écoles et les élèves en amont, etc... bref tout faire pour impliquer la population locale autant associative que militante, ce qui permet au passage d'avoir des coups de mains en local pour aider au collage d'affiche, favoriser le bouche à oreille, utiliser la radio ou les médias locaux pour annoncer la manifestation.

8/ Communiquer, communiquer, communiquer et former et informer ...
Outils de com classique : flyer (rapid-flyer marche très bien et pas cher et ils font cela sur papier recyclé cyclus print), et affiche.
Mettre tout en téléchargement aussi sur le site dans une page presse
exemple : http://www.festifric.org/wakka.php?wiki=TelechargeZ
Outils web : site dédié, bandeau, newsletters, campagne tweeter, campagne Réseaux sociaux,
Outils média : participer aux émissions radio, télé, et préparer à l'avance un communiqué de presse et un dossier de presse à diffuser à une liste de journalistes qu'il faut en général ensuite rappeler. Etablir des partenariats presse : un tiré à part avec un journal local à diffusion régionale, un encart publicitaire dans un journal national en échange de leur logo comme partenaire, etc...

9/ Mettre en avant les contributions de chacun
Car cela fait plaisir de voir qu'on est mentionné dans le programme (et surtout cela fait en général pas plaisir et réagir de ne pas y être), penser à insérer les logos de tout le monde (pareil.... c'est long à récupérer, mais c'est important pour la reconnaissance)

10/ Se faire entourer et déléguer au maximum
Technique de coordinateur : n'avoir rien à faire comme tâche les jours J. Comme cela cela laisse du temps pour gérer tous les imprévus.... qui prennent du temps.
Prévoir des responsables gérant l'équipe de bénévoles, des responsables techniques, des responsables par lieux ou tranches horaires... afficher à l'avance les plannings des uns et des autres et laisser des trous pour que chacun trouve sa place.
L'art de l'organisateur c'est de trouver une place à tous adaptée aux compétences de chacun. C'est aussi savoir détecter rapidement qui est capable de quoi ... et ne pas confier tout à n'importe qui. Et puis c'est être souple, tranquille, souple, tranquille, souple... tranquille (du moins en apparence !)

On se détend la veille...

B. Vivre son colloque pendant les jours J et les heures H : que du bonheur !

1/ Rôle du coordinateur
Le coordinateur n'ayant rien prévu comme tâche particulière, et ayant tout délégué, il s'assure que tout se passe bien ... et trouve des solutions aux problèmes qu'on lui rapporte en déléguant à nouveau au plus vite pour passer à autre chose (ne pas passer plus de 3mn par problème!)
S'assurer de tenir les horaires, par exemple en déléguant cela à un Monsieur Loyal qui annonce, puis à un animateur qui s'assure du timing de la journée.

2/ Affichage et signalétique
Sur la route, depuis la gare, etc... pour que ceux qui ont un GPS pas à jour arrivent à venir car ils ont oublié leurs boussoles...
Utiliser des panneaux d'affichage in situ, présentant le programme, les lieux, les intervenants ou la liste des participants et leurs coordonnées quand on décide de tout publier, afin de favoriser les échanges. Donner un annuaire, ou le publier en ligne.

3/ Identifier les participants, favoriser l'échange et la mise en contact
A l'arrivée les participants se verront distribuer un badge.... C'est un peu classique mais toujours efficace. Une table d'accueil avec plusieurs personnes pour gérer efficacement les inscriptions c'est déjà bien pour commencer l'accueil.
Prévoir un accueil Presse, c'est toujours mieux, avec quelques dossiers déjà imprimés, et des photos disponibles sur un site pour publication en haute définition au fur et à mesure de la journée ou le soir.
On peut également imaginer la distribution d'un T shirt, une pochette avec le programme, et la trousse du parfait petit séminariste, etc.... pour un marquage plus gros (c'est toujours délicat de se pencher sur la poitrine d'un participant(e) :-) pour lire son nom, surtout lorsque la personne avec qui vous parlez est persuadée que vous la connaissez déjà! Dans la trousse du petit séminariste, prévoir un petit cadeau de bienvenue en lien avec l'endroit qui nous accueille et des dépliants sur la vie de la région, les actualités. Par exemple, lors du Forum des Usages Coopératif à Brest, nous avions eu un bol avec nos prénoms, des galettes bretonnes et des informations sur le tramway. C'est peut être un peu kitch aux yeux de certains mais ça fait toujours plaisir.
Un affichage reprenant la photo et un QRCode menant à la fiche de renseignements pourra être proposé sur les lieux en fonction du nombre de participants.
Favoriser les échanges informels : Privilégier les temps du type accueil café et repas (Le buffet peut être plus convivial qu'un repas type "plan de table").
Pour les évènements à petit budget, le concept du repas à la mode "auberge espagnole" favorise considérablement la convivialité (chaque participant apporte un plat de sa spécialité).
Si le colloque dure plusieurs jours, un hébergement du type gîte collectif (mais pas en dortoir ... quoique à Autrans cela marche !) peut être proposé afin de favoriser les rencontres et échanges.
Proposer aux participants d’interviewer d'autres participants choisis au hasard.

4/ Organiser des moments décalés et inattendus
Proposer des animation en temps "off" un peu décalé (tournoi de jeu vidéo par exemple, en soirée)

Intervention surprenantes et décalées (dessins caricaturaux et humoristiques diffusés et commentés par l'auteur - recruté pour l'occasion, intrusions d'acteurs durant les plénières, si il y en a (avertir l'intervenant quand même mais pas les participants!) troupes d'improvisation, ...)
Par exemple: Théâtre forum, clowns analystes (Compagnie le Nez au vent dans les Cévennes, Compagnie Alter ego: www.compagnie-alterego.com) .
Si création de groupes (ateliers par exemple), donner des noms rigolos à ces groupes (animaux par exemple!) Je l'ai vécu ça fait causer et rigoler:-).
Tout ces petits moments décalés permettent de délier les langues, de ne pas être trop sérieux (même si le colloque l'est), et favorisent donc une ambiance détendue propice à la convivialité, et donc à l'échange et à la participation.
Varier les modes de travail pour rythmer la journée tout en maîtrisant l'horloge.

Rythmer les séquences, en mélangeant les types (ateliers, plénières, moments informels, interviews... ).
Les bar-camps tables de découverte genre speed dating peuvent être proposés en fin de journée, un animateur se sera chargé au préalable d'identifier et de motiver des participants à présenter quelque chose. Le rôle de l'animateur peut être ici de valoriser l'action pour convaincre de l’intérêt qu'elle représente pour les autres participants, et ainsi motiver à s'impliquer.

Savoir-être de l'animateur pour la convivialité
Commencer les ateliers par un petit mot humoristique pour détendre l'atmosphère peut s’avérer efficace pour mettre à l'aise.

Commencer la journée par un moment de poésie ou décalé

5/ Faciliter la participation et les échanges
Éviter d'imposer aux participants une prise de parole engageante (au delà du nom prénom structure du tour de table habituel), ne pas forcer les timides à parler, cela viendra naturellement si l'animateur sait suffisamment mettre à l'aise.
On peut proposer le "tutoiement" de rigueur dans certains cas.
Aménagement de l'espace (déco...), organisation de l'accueil, guider: des coins de convivialité permettant des échanges informels sont intéressants à aménager (canapé par exemple, avec hôtesse du nord).
Identifier des personnes destinées (concierge, médiateurs, guides, éclaireurs, bergers s'il faut se déplacer entre plusieurs lieux) à aider le participant, dépanner, guider sur une notion, une thématique ou tout simplement fournir du matériel informatique, accompagner sur un outil. Prévoir des systèmes de navettes pour aller d'un lieu à un autre si besoin, parce que c'est plus convivial d'être ensemble, plus respectueux de l'environnement et ça évite de perdre des ouailles en cours de route.

6/ Favoriser la participation Online et Diffusion en direct
Exemple: mur de tweet liés à l'évènement, identification puis diffusion d'un hashtag "officiel", pour des réactions à chaud.
Se faire aider par les télés associatives, mieux participatives, qui vont diffuser les échanges en direct. Aujourd'hui, on peut le faire facilement avec des outils comme Livestream (ok je sais c'est pas du libre, mais cela fonctionne gratuitement -> 50 connexions, puis 200 * pour un mois et 3000 connexions simultanées).
Une régie vidéo, trois caméras, des micros, une table de mix, une 10aine de personnes pour la technique (cadreurs, chef plateau, réalisateur, ingé son, community manager), un système d'intercom pour communiquer entre eux,
et hop : 1/ C'est diffusé en direct et on peut faire participer à distance, et 2/ C'est sauvegardé en continue et revisionnable dès la fin de la séquence, et 3/ On peut diffuser par avance un trailer, une bande annonce, des petits sujets tournés en amont.
Allez, regardez donc un exemple : Et découvrez le teaser de Festi'Fric par O2Zone! http://blip.tv/o2zonetv/teaser-festifric-5920232
Utilisation d'un chat ou de visio via skype ou de vidéo par IP pour favoriser la participation à distance.
On peut aussi imaginer un réseau de cafés associatifs relayant l'événement et participant à distance. Faire des essais cependant, pour se dédouaner des problèmes techniques le jour F. (comme Fada)
Dans le cadre des ateliers proposés en plus petits groupes, des ordinateurs peuvent également être mis à disposition des participants souhaitant contribuer à une prise de note collaborative via des outils comme les etherpad (par exemple piratepad.net), préparés en amont par l'animateur de l'atelier (qui se sera également assuré du fonctionnement de la connexion internet...). Les participants peuvent également être sollicités en préparation du colloque pour amener leur propre ordinateur.

C. Transcender son colloque 2.0 !

Tout d'abord, penser à remercier les participants, les organisateurs, les partenaires, les bénévoles,... et les inciter à rester mobilisés sur les thématiques abordées pendant le colloque, pour prolonger la réflexion engagée.
Quelques pistes pour garder le contact et maintenir l'émulation :

1/ Diffuser un compte-rendu écrit
Outre les actes officiels du colloque, le compte rendu peut être accompagné de témoignages des participants,de leurs impressions recueillies sur place (éventuellement illustrés par des nuages de point faisant ressortir les mots forts).
Le document transmis doit pouvoir être librement complété ou commenté par les participants.
Les retours des participants seront également utiles comme évaluation de la manifestation.

2/ Diffuser les photos et vidéos prises tout au long de la manifestation
Il peut toujours être intéressant de bénéficier de professionnels de l'image (photographie ou vidéo) ou du son qui apporteront un plus au bilan papier. "Le poids des mots, le choc des photos"...
Un making off de la manifestation peut aussi être proposé.
Voir par exemple les pêle-mêle réalisés à l'occasion de Festi'Sol sur
http://cdurable.info/Bilan-de-Festi-Sol-2009-2010-le-Polyforum-des-initiatives-citoyennes-et-solidaires-en-Paca,1801.html
Comme pour le compte rendu écrit, il peut être proposé aux participants de compléter photos et videos du colloque avec leurs éventuelles prises de vue.
Les images et vidéos peuvent constituer de très bons outils de capitalisation et d'illustration de l'action, notamment pour les dossiers de demande de financement à venir...

3/ Mettre en place des espaces d'échange et d'information
Afin de faire perdurer la manifestation, un wiki, un cms ou un forum peuvent être mis en place pour que les débats et les échanges continuent.
Par la suite, une newsletter peut être diffusée régulièrement pour continuer à diffuser de l'information sur la thématique.

Conclusion


Du 2.0 Convivial vers le 3.0
http://www.les-infostrateges.com/article/1109383/le-web-30-etat-des-lieux-et-perspectives-d-avenir
Vers des colloques participatifs disséminés en réseau de rhizôme ?


Quelques exemples de colloques participatifs et conviviaux qui nous ont inspirés pour cet article




  • Festival enrageons nous ! mais pas de liens internet, il existe plus !










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